Parenthèse d'une entrepreneure : être en compétition avec soi-même

by - octobre 18, 2021



S'il y a bien une situation où je ne montre pas le meilleur côté de ma personnalité c'est pour les jeux de société ! L'autre jour pendant un jeu entre amis, mon côté compétitif est ressorti. Je n'ai pas dit mon côté "mauvaise joueuse", j'ai dit "compétitif", nuance !

Autre nuance à préciser dès le début qui sort de ma définition de "compétition" : je n'ai jamais écrasé les autres pour obtenir ce que je voulais. Cette façon de faire n'est pas de la compétition mais de la bêtise humaine.

J'aime la jouer à la loyale, je déteste les tricheries et si je gagne c'est parce que je l'aurais mérité.



Je crois que parmi mes mots préférées, le mot "EFFORT" arrive en tête : parce que sans effort, on n'avance à rien dans la vie. Personne ne peut avoir autant de chance et réussir sans avoir fait un minimum d'efforts. Et c'est pour ça que j'aime la compétition et j'aime travailler à mon compte ! Parce que j'aime avoir le résultat de mes efforts. C'est une grande satisfaction.

Aujourd'hui avec Pellmell Déco, j'apprends à être compétitive avec moi-même. A voir le bon côté de mon "mode compétition".
Mais pendant ma vingtaine, ça n'a pas été le cas et j'en ai souffert quand je ne comprenais pas pourquoi des gens que j'estimais "moins méritants" et qui avaient fait moins d'efforts, obtenez plus de résultats que moi...

Je trouvais ça tellement injuste et ça me démoralisait... Surtout en ce qui concernait mon ancien travail en qualité ou les postes que je convoitais à l'époque.



Pour vous dire, quand j'ai terminé mes études et que je suis allée à mon premier entretien d'embauche, je suis arrivée avec mon bulletin de note dans mon sac. Bah oui... Petite naïve de 21 ans que j'étais, je pensais que montrer que j'avais été deuxième de ma promo avec une super moyenne et une super mention allait m'ouvrir toutes les portes et les postes que je voulais dans le monde réel du travail (et le salaire qu'on nous avait fait miroité en sortant des études). HAHAHAHAHAHAHAAAAAAAA...

Excusez-moi je reprends mon souffle tellement j'en rigole encore !


J'avais fait des efforts pendant tout mon cursus scolaire, c'était normal que je récolte le fruit de mes efforts ! C'est ce que je me disais... Mais j'apprenais une leçon qui me servira encore aujourd'hui pour mon métier de décoratrice d'intérieur : il n'y a jamais de ligne d'arrivée, il faut faire des efforts constamment !!!!!!!



Je n'aime pas les sports d'équipe car je n'aime pas faire perdre les autres si c'est à cause de mes lacunes. Et j'avoue, en toute honnêteté, que je n'aime pas perdre non plus à cause des autres. C'est pour ça que j'apprécie courir souvent seule pour essayer de m'améliorer par rapport à mes temps et à mes propres vitesses. Et c'est aussi pour ça que j'aimais faire de la boxe (avant le COVID) : si je perds contre quelqu'un, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même !

Cette leçon est retranscrite dans ma vie pro : je suis seule au commande de ma boite, s'il y a une erreur ou une "défaite", c'est de ma faute et celle de personne d'autre ! Je dois apprendre de cette erreur, comprendre là où ça n'a pas fonctionné, revoir mes stratégies, revoir les visuels ou les discours, ... C'est là que le bon côté de la compétition avec moi-même entre en jeu et permet d'évoluer dans le bon sens ! C'est même devenu un jeu pour moi et j'adore ça !

Etre seule au commande et être responsable de mes propres réussites et de mes propres échecs m'ont permis d'arrêter de me positionner en victime et de reporter la faute sur les autres. Je suis à 100% responsable de ma vie, de mon business, de mes choix !








Quand je travaillais en qualité, on se servait de la roue de Deming (ou méthode PDCA ou encore amélioration continue). Cette méthode, je l'applique dans ma vie de tous les jours et dans ma vie professionnelle :

Quand j'ai un projet, je le planifie (= P pour Plan), ensuite je passe à l'action (= D pour Do), je vérifie que mes actions ont les résultats escomptés en ayant des indicateurs (= C pour Check). Et si ce n'est pas le cas j'agis pour corriger ou pour améliorer le système (= A pour Act).
Cette roue tourne : on répète ces 4 mêmes étapes en permanence et l'expérience (les bons et les mauvais résultats) permettent de constituer un socle et de ne pas revenir en arrière. Cette roue tourne et avance en permanence vers une amélioration continue.



Cela permet également de ne pas voir les défaites comme des mauvaises expériences mais au contraire comme des expériences qui permettent d'apprendre une leçon, d'apprendre de son erreur et de s'améliorer. Je n'ai désormais plus peur de faire des erreurs et d'avoir des difficultés, car c'est dans ces moments là que j'apprends le plus et que je gère mieux mon stress face à des situations déstabilisantes.




Donc oui, la compétition peut être une très bonne chose, quand elle est saine car elle permet de s'améliorer au quotidien.


C'est aussi grâce à cela que j'apprends à célébrer les petites victoires : avant, j'avais tendance à focaliser sur mes défaites et à mettre de côté toutes mes victoires. Et ce n'était pas sain...



En résumé : soyez en compétition avec vous-même, apprenez de vos erreurs et célébrez les victoires !


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