Et bonjour vous !
Ça fait 8 mois que je n'ai rien publié ici. Et, pour une fois, je ne vais même pas m'excuser d'avoir disparu !
Parce que je reviens aujourd'hui beaucoup plus apaisée, la santé remontée à bloc et le mental aussi. Si vous avez lu mon article précédent dans lequel je racontais une bonne partie de mon année 2025 (à lire *ici*), vous savez que j'avais besoin de prendre du recul sur pas mal de choses. À vrai dire : sur TOUT.
J'avais surtout besoin de me recentrer sur mes priorités : ma santé, faire redescendre mon taux de cortisol (hormone du stress) qui explosait les plafonds, faire remonter mes comptes en banque (qui, eux, n'explosaient plus du tout les plafonds...) et surtout : PENSER D'ABORD À MA TRONCHE !
Et pour ça, en janvier 2026, j'ai pris une décision que je n'avais absolument pas imaginée en lançant ma boîte quelques années plus tôt : je suis redevenue salariée.
J'ai trouvé un remplacement de congé maternité de 8 mois dans une entreprise de peinture indépendante avec un showroom, en tant que décoratrice.
Mais attention : je n'ai absolument pas abandonné Pellmell Déco pour autant !
Vous me connaissez : je suis une accro du travail (et visiblement toujours un peu maso sur les bords). J'ai donc retroussé mes manches et décidé de faire... les deux. Salariée à temps plein + indépendante. Parce que pourquoi faire simple ?
35 heures en moins dans une semaine, ça change légèrement la donne...
Après 7 ans à travailler à mon compte et à organiser mes journées comme je le voulais, autant vous dire que le retour au salariat a demandé un petit temps d'adaptation.
Déjà : le réveil à 6h30. Après 7 ans sans réveil, ça pique. Et puis 35h de travail, ce ne sont pas vraiment 35h quand on ajoute 35 minutes de trajet le matin, 35 minutes le soir et 1h30 de pause le midi. Forcément, il a fallu revoir toute mon organisation.
Pellmell Déco est donc devenu mon deuxième travail : les midis quand je pouvais, les soirs, les week-ends, les jours fériés... Au début, j'étais éclatée.
Et quand je suis arrivée dans l'entreprise, quelqu'un m'a d'ailleurs dit : « J'étais comme toi, j'ai repris ce boulot et j'ai tenu 3 mois. Après, j'ai abandonné ma boîte. » C'était son expérience. Mais je savais que la mienne serait différente. Parce que si je dis que je vais faire les deux, je vais faire les deux.
À l'époque, j'avais déjà fait mes 3 ans et demi de formation à distance pour devenir décoratrice en parallèle d'un CDI à temps plein en qualité. Je savais donc que j'étais capable de cumuler.
Il fallait simplement retrouver un rythme. Et environ 3 mois plus tard, c'était fait.
J'ai une détermination à toute épreuve et, une fois de plus, je me le suis prouvé.
Et finalement... j'ai encore appris un nouveau métier
Parce qu'évidemment, je n'ai pas seulement repris un emploi pour avoir un salaire à la fin du mois. J'ai aussi appris énormément de choses.
Je connaissais évidemment les peintures, papiers peints, sols, rideaux et stores puisque je les prescris depuis des années dans mes projets déco. Mais les vendre, maîtriser leurs spécificités techniques, prendre les mesures, connaître les différentes possibilités de confection... C'est encore autre chose. Et bordel ! Qui aurait cru que les rideaux et les stores sur mesure pouvaient être aussi techniques ?! J'ai été franchement surprise par la technicité du domaine, la variété des possibilités et toutes les spécificités à connaître.
Mon travail était donc assez différent de celui que je fais chez Pellmell Déco.
Je faisais davantage de vente des produits que je prescrivais et beaucoup de conseils couleurs. En revanche, pas de prescription complète de mobilier ou de luminaires, pas de 3D, pas de visuels comme je peux le faire dans ma propre entreprise.
Et finalement, ces 8 mois m'ont permis d'ajouter encore de nouvelles cordes à mon arc. Un arc qui commence à devenir sacrément balèze avec tout ce que j'ai appris ces dernières années ! À 37 ans, je me rends compte que mon CV commence quand même à être plutôt bien fourni dans le domaine de la déco.
Redevenir salariée quand on est cheffe d'entreprise depuis 7 ans
Il y a aussi quelque chose auquel je ne m'attendais pas forcément : ça fait du bien de ne pas être responsable de tout.
Évidemment, je reste responsable de tout dans ma propre entreprise. Mais pendant mes heures de salariat ? Je gère mes dossiers. Je gère mes clients. Je fais mon travail.
Et le reste ? Ce ne sont pas mes employés. Ce ne sont pas mes charges. Ce ne sont pas mes problèmes à régler. Et franchement... ça repose aussi le cerveau !
À la fin du mois, mon salaire tombe et je n'ai pas besoin de me demander combien de contrats je vais devoir signer pour le générer.
Mais ce qui est assez drôle, c'est qu'en rentrant chez moi, je suis aussi très contente de remettre ma casquette de cheffe de ma toute petite entreprise. Parce que Pellmell Créations, Pellmell Déco et Pellmell Webdesign, c'est chez moi.
Ce sont mes univers, mes projets clients, ma façon de travailler, mon rythme, mon matériel, mon bureau, mes couleurs, ma manière de communiquer... Ma voix. Je reprends les commandes et j'en ai besoin aussi.
Et finalement, j'ai compris quelque chose que j'avais probablement besoin d'expérimenter moi-même : les deux ne sont pas incompatibles.
Et Pellmell Déco dans tout ça ?
Évidemment, avec ce nouveau rythme, j'ai dû faire des choix.
J'ai continué mes projets clients et j'ai poursuivi mon apprentissage en webdesign/SEO/GEO.
En revanche, j'ai volontairement ralenti tout le reste : moins de publications sur le feed, même si j'ai continué les stories. Pas de nouveaux articles ici. Pas de nouvelles formations. Pas de newsletters. Et vous savez quoi ? Ça m'a fait un bien fou.
Après 13 ans à produire du contenu chaque semaine, j'avais le droit de faire une pause.
Au début, j'ai culpabilisé. Puis j'ai eu peur que tout le monde m'oublie, que les gens se désabonnent et que tout ce que j'avais construit disparaisse doucement parce que j'étais moins présente. Spoiler : ce n'est pas arrivé.
Il y a évidemment eu quelques désabonnements, mais rien de dramatique. Les personnes qui me suivent depuis des années sont toujours là. Je continue d'échanger avec certaines d'entre vous et j'ai retrouvé exactement la même communauté en revenant. Au contraire, tout le monde a été un soutien et hyper compréhensifs car ils savaient ce que j'avais traversé ces derniers mois.
J'ai compris que remettre un pied dans le salariat n'effaçait absolument pas tout ce que j'avais construit pendant toutes ces années. Ma boîte existe toujours. Mes compétences aussi. Et moi aussi !
J'ai aussi décidé de lever le pied sur certaines choses
Par exemple, je ne participerai pas à l'Archi Week-end en 2027. J'ai fait deux années de conférences et d'ateliers, mais pour cette 3ème édition, je n'ai pas envie de me mettre la pression pour continuer à me former à toute vitesse en webdesign, payer encore des formations et me tuer à la tâche uniquement pour me sentir suffisamment « experte » pour venir en parler. J'apprends. Je teste. Je travaille. Et surtout : je vais à mon rythme. Ça me va très bien comme ça.
Et il est aussi temps de laisser la place à d'autres personnes tout aussi intéressantes dans leur domaine.
Parlons argent maintenant
Je ne vais toujours pas vous donner mon salaire, ni mon CA. Mais je peux vous dire une chose : après toutes les dépenses de 2025, je respire à nouveau. Et ça, ça n'a pas de prix. Enfin si, justement. C'est tout le sujet.
Cumuler mon activité avec un salaire m'a permis de remettre davantage d'argent de côté et d'atteindre beaucoup plus rapidement certains paliers financiers que je m'étais fixés.
Étant toute seule à tout payer, je continue évidemment de faire mes budgets et de surveiller mes dépenses. La différence, c'est qu'aujourd'hui je le fais parce que je le veux, et non plus parce que je dois absolument le faire. Je peux recommencer à envisager sereinement mes voyages et les autres projets que j'ai derrière.
Et je sais que je ne suis pas la seule à avoir dû réfléchir différemment à mon activité. J'ai vu beaucoup de copines architectes d'intérieur et décoratrices fermer leur entreprise ou reprendre une activité à côté.
C'est aussi une réalité de notre métier en 2026.
On peut chercher des solutions, développer de nouvelles offres, communiquer davantage, se diversifier... mais on ne peut pas faire comme si le marché était exactement le même qu'en 2021 ou 2022.
Alors personnellement, j'ai choisi de m'adapter. Même si cela veut dire avoir 3 domaines dans ma propre entreprise ET un emploi salarié à côté.
Toute source de revenus est bonne à prendre ! La vie n'est toujours pas devenue plus facile ni moins chère en 2026. Au contraire.
Et ma santé dans tout ça ?
Parce que l'objectif initial, je vous le rappelle, c'était quand même de retrouver un équilibre. Et forcément, les premiers mois ont été fatigants. Ne plus pouvoir faire du sport quand je le voulais a notamment joué sur ma fatigue.
Certains soirs, j'étais tellement usée en rentrant que la motivation pour remettre mes baskets et aller courir était proche de zéro. Mais une fois mon rythme de croisière trouvé, j'ai adapté ma façon de faire. J'ai acheté des poids pour faire du renforcement musculaire chez moi.
Je cours quand je peux (comprendre : quand ce n'est ni la canicule, ni le déluge), j'ai repris une alimentation encore plus saine, avec davantage de protéines pour reconstruire du muscle, reperdre du gras et surtout conserver une bonne santé et une bonne énergie.
Et à la rentrée, je reprends également le sport en club. Parce que maintenant que j'ai réussi à remettre de l'ordre dans une bonne partie de ma vie, j'ai aussi envie de remettre davantage de mouvement dans mon quotidien.
Après 8 mois à ce rythme : VACANCES !
J'ai terminé mon remplacement le 31 août.
Et là ?
3 SEMAINES DE VACANCES.
Les vraies. Parce qu'en 8 mois, je n'avais quasiment pas pris de jours de repos. Le but était clair : travailler un maximum pendant cette période pour gagner le plus possible et remettre mes finances d'aplomb. Mission accomplie. Donc maintenant, je coupe.
Et après ces trois semaines ?
Je retourne tranquillement à ma petite vie d'indépendante, avec Pellmell Déco, mes formations, mes projets webdesign...
...
...
...
Ah bah non.
Parce que j'ai oublié de vous dire un tout petit truc...
Après ces 8 mois à cumuler salariat et entrepreneuriat, j'aurais pu me dire : « Bon, c'était sympa, maintenant je retourne à 100 % dans ma boîte. »
Sauf que... J'ai découvert que cette organisation pouvait finalement plutôt bien me convenir.
La sécurité d'un salaire d'un côté. La liberté et mes propres projets de l'autre. Alors j'ai pris une décision.
Je continue.
Mais pas dans la même entreprise. J'ai signé un CDI dans une autre boîte, dans un domaine légèrement différent, mais toujours lié à l'habitat.
SURPRIIIIIIIISE !!!
Cette fois, j'aurai des horaires plus adaptés qui devraient me permettre de consacrer davantage de temps à Pellmell Déco en parallèle.
Et puis, soyons très clairs : avoir un joli petit CDI sur un papier à montrer à ma banquière quand le moment sera venu de remettre un projet en haut de la pile...
ÇA M'ARRANGE BIEN AUSSI.
Je suis désormais beaucoup trop proche des 40 ans à mon goût et j'ai des projets que je vais probablement devoir atteindre et, surtout, financer seule. Alors la stratégie évolue. Si je dois gagner le revenu d'un couple à moi toute seule ? Eh bien, on va essayer de gagner le revenu d'un couple à moi toute seule. Voire le triple.
Donc je remonte encore un peu mes manches et on continue.
Parce qu'au fond, ma philosophie n'a pas vraiment changé :
Comme je vous le dis depuis des années : on continue de faire et d'adapter ses efforts avec les cartes qu'on a en main à l'instant T. Même si, parfois, on doit faire le deuil d'une stratégie ou d'une vie qu'on pensait tracée.
*photos libre de droit*
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