Parenthèse d'une entrepreneure : quelles sont vos croyances limitantes ?

by - octobre 05, 2020

Je vous retrouve aujourd'hui pour continuer sur la série d'une parenthèse d'une entrepreneure.
Et j'aimerais parler des croyances limitantes qui peuvent nous freiner et même nous auto-saboter.


Pour ma part mes croyances limitantes sont nombreuses et j'essaye tous les jours de les dénicher pour les enlever ou au moins les atténuer.



Comme par exemple avec l'argent. Haaaaa l'argent... Ce tabou très français de ne pas parler d'argent, et d'être mal à l'aise pour la plupart des personnes (dont moi) dès qu'on aborde le sujet...


J'aurais aimé avoir une "éducation financière" plus jeune afin qu'on m'explique les rouages de l'argent... Mais surtout de développer une bonne mentalité pour les investissements !
Je suis du style à garder une bouée de sauvetage en cas de coup de dur (ce qui est très bien), mais à l'inverse, pour des investissements plus importants sur le moyen ou le long terme, j'ai plus de mal à me lancer et j'avance moins vite que si j'avais investi.

En étant à mon compte, j'apprends petit à petit à définir les investissements financiers que je devrais faire avec ma boite, en fonction de mes projets d'avenir. Et en 2020, j'ai décidé de prendre sur la trésorerie de ma boite pour pouvoir avancer dans mes projets de développement de Pellmell Déco.


Et là, j'étais frileuse à cause de mes croyances limitantes, qui me disaient que je pourrais perdre de l'argent si ça ne fonctionnait pas. Donc j'hésitais à investir... Mais au final, à commencer petit, ça me permet de voir que mêmes des petits investissements permettent déjà d'avancer bien plus vite, tout en me rassurant. Je sais que je ne perdrais pas tout non plus et que ça peut même être un coup compte double !




Idem pour la mauvaise croyance "Si je mets des prix trop élevés, je n'aurais pas de clients". C'est totalement faux !!!
Regardez autour de vous : les bas prix sont souvent synonymes de qualité plus basse dans les magasins. Est-ce que vous voulez passé pour quelqu'un qui fait un travail de qualité médiocre ? Non, alors on hésite pas à augmenter les prix si c'est nécessaire !

Comme tout travail, le but n'est pas de se tuer des heures à la tâche pour des clopinettes ! Certes, il faut que vos tarifs soient quand même raisonnables par rapport à la clientèle que vous avez, à la localisation (encore une fois je reprends l'exemple d'une décoratrice en Bretagne (mon cas) et une décoratrice sur Paris, nous n'aurons pas les même tarifs même si nous avons le même nombre d'années d'expériences !), mais si vous trouvez que c'est énormément de temps passé par rapport à ce que vous gagnez, c'est qu'il faut revoir vos prestations et/ou vos tarifs.





Autre croyance limitante : l'échec et la réussite. J'en ai déjà parlé dans divers articles comme "Et si on arrêtait de culpabiliser de se donner les moyens ?".


Auparavant, "échec" était un mot que je ne voulais pas entendre. Je me mettais une pression pas possible pour qu'on n'ait jamais à me reprocher une erreur, car je prévoyais, et donc j'évitais, toutes les erreurs possibles et imaginables. Mais c'est teeeeeeeeeellement énergivore de faire ça (et bonjour les nuits d'insomnies à imaginer des problèmes pour prévoir des solutions). Et quand je faisais une erreur je m'en voulais tellement !

Et au final je me rends compte maintenant, que se sont avec les erreurs qu'on apprend et qu'on avance. Si tout allait bien, je ne suis pas sûre que j'avancerai aussi vite que si je réussissais tout, et tout le temps. Dans ce cas, je resterais bien gentiment dans ma zone de confort très rassurante et je n'évoluerais pas. Je serais encore probablement toujours salariée en tant qu'assistante qualité, et Pellmell Déco n'aurait sans doute jamais vu le jour...



Au niveau de la réussite, comme beaucoup, j'ai cru que cela se voyait à mon compte en banque. Plus je gagnerai et plus j'aurai réussi. Et bien là aussi je me suis plantée !


C'est justement quand j'ai commencé à ne plus me focaliser sur le résultat / la destination et que j'ai commencé à apprécier le processus / le voyage que j'ai commencé à réellement kiffer et à me sentir totalement libre !

Parce que ma définition de la réussite c'est d'être libre et pas forcément gagner 10 000€ par mois. Bon c'est sûr si je les avais, ça aiderait... Mais je connais et je discute avec des personnes qui ont de l'argent et qui ne profitent pas pleinement de leur vie. Au final ils gagnent plus mais se sentent oppressés dans une vie qui ne leur ressemble pas. Alors que je gagne moins qu'eux mais j'ai une totale liberté dans tous les domaines de ma vie et surtout au niveau professionnel.

Et ça c'est vraiment ce qui me manquait quand j'étais salariée et c'est ce que j'ai découvert en étant à mon compte !

Et le plus drôle, c'est qu'en me focalisant sur le plaisir de mon travail, et moins sur l'argent, c'est là que j'ai commencé à gagner plus ! Comme quoi... 



Une autre croyance qui en découle : "Quand j'aurai accompli cette étape, j'aurai atteint la ligne d'arrivée".
Soyons clairs une bonne fois pour toute : IL N'Y A PAS DE LIGNES D’ARRIVÉE QUAND ON EST A SON COMPTE !

Se sont des efforts de tous les jours, de tous les instants ! Il faut sans cesse se renouveler, s'adapter, se remettre en question, appendre, s'améliorer, ...

Il n'y a pas de ligne d'arrivée mais il y a une évolution. Et maintenant que j'ai compris ça, je réalise mes objectifs, et une fois faits, je ne me repose pas sur mes lauriers, je me demande toujours ce que je vais pouvoir apprendre et créer par la suite.

Pas parce que je ne suis pas satisfaite de ce que j'accomplis ou que je suis une éternelle insatisfaite, mais parce que j'aime le processus de création de nouveaux projets, la mise en place d'une stratégie, etc... Toute cette énergie qu'on ressent quand on est sur un projet qui nous emballe vraiment ! Et c'est cela qui me fait me lever tous les matins heureuse de mon travail !


Et vous ? Quelles sont vos croyances limitantes ?



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