Parenthèse d'une entrepreneure : "J'aimerais bien mais j'ai peur"

by - octobre 07, 2019

"J'aimerais bien mais j'ai peur".

Combien de fois je lis cette phrase ou un dérivé de cette phrase dans les mails que je reçois chaque semaine ?

A CHAQUE FOIS ! Elle y est à chaque fois !

Les dérivés tels que "j'ai besoin de me rassurer avant de me lancer" ou encore "je ne sais pas si je serais capable de le faire", ...

Attention révélation : Je suis effrayée tous les jours ! Et les autres entrepreneurs avec qui je discute le sont aussi !






Sauf qu'à un moment il ne faut pas le montrer, il faut faire comme si on savait ce qu'on faisait à chaque minute. C'est limite s'il ne faut pas rassurer les gens, il faut surmonter toutes les petites remarques qu'on peut entendre pour ne pas se dire qu'on n'en est pas capable, il faut se motiver toute seule, il faut pouvoir payer son loyer tous les mois, ... La liste des peurs pourraient être interminable si je creusais encore.

Et justement, plus j'avance et plus je me rends compte que c'est bon d'avoir peur : ça veut dire que vous sortez de votre zone de confort, que vous osez, que vous allez de l'avant et surtout, SURTOUT, que vous passez à l'ACTION ! (oui j'aime les mots en majuscule aujourd'hui).

Pendant des mois je me suis renseignée, j'ai planifié, j'ai organisé, j'ai pensé à toutes les situations possibles. Ha ça pour lire, je lisais, j'apprenais, ... J'avais l'impression d'avancer à pas de géant. Bah voilà...
Mais au final, à la fin de la journée, qu'est-ce que j'avais fait concrètement ? Rien. Je faisais tout ça pour me rassurer.

Alors bien entendu il faut s'organiser, bien entendu il faut se renseigner (mon dieu mais combien de personnes je lis sur des forums, qui montent leur boite sans même savoir combien ils auront à payer de cotisations tous les mois !)... Mais à un moment il faut surpasser sa peur et PASSER A L'ACTION !




Si vous ne ressentez pas cette peur c'est que vous n'êtes pas prêt à lâcher votre petit train train quotidien que vous connaissez. C'est sûr que c'est plus facile, c'est plus réconfortant, sécurisant. Notre cerveau aime tout ça.
Ou si vous ne ressentez pas cette peur c'est peut-être aussi tout simplement parce que vous êtes bien dans votre vie. Et c'est parfait !

Je ne dis pas qu'on doit tous quitter son travail pour l'inconnu ! Il faut garder les pieds sur Terre et essayer de trouver toutes les possibilités qui pourront vous permettre d'avancer, tout en vous permettant de subvenir à vos besoins.

Mais si vous savez que vous voulez changer les choses, que vous avez étudié au préalable la situation et que vous savez intérieurement que ça pourrait le faire... A un certain moment il faut se jeter dans le vide, même si vous avez peur.

Car si tout le monde avait écouté cette petite voix dans sa tête, on n'évoluerait pas beaucoup et on ferait tous du sur-place.




Je le redis parce que ça me surprend toujours de recevoir des messages comme "c'est mérité", "ça a l'air de marcher", "ta boite fonctionne bien" (cela fera sans doute l'objet d'un prochain article d'ailleurs), mais si vous saviez derrière tout ce qu'il y a comme peur, tout ce qu'il y a comme tests plus ou moins réussis, tout ce qu'il y a comme temps investi, comme argent investi, comme concessions, comme répercussions sur ma vie privée, ... Oui ça me fout les jetons !
Mais heureusement tout ce qu'il y a comme réussites, comme beaux projets, comme échanges avec des personnes adorables, ...

Et qu'est-ce que j'aime ma vie professionnelle depuis 1 an !
Ça ne fait même pas 10 mois que j'ai monté Pellmell Déco, je sais maintenant grâce au blog qu'il faut BEAUCOUP de temps pour se faire connaître, se faire sa place et que je n'en suis qu'au début. J'ai appris à être patiente.




Alors le conseil que je pourrais vous donner, et que j'essaye d'appliquer au moins une fois par semaine depuis quelques temps : faites une toute petite action qui sort de votre zone de confort.

J'ai été surprise de me dire par exemple que j'enverrai un mail pour demander des infos et un rendez-vous pour un projet personnel dont je parle depuis des années. Après tout, un mail qu'est-ce que c'est ? Ça ne m'engage à rien.

Mais rien que le fait d'avoir envoyé ce simple mail a été un petit pas en avant. Et après ce mail, j'ai fait d'autres petites pas en avant qui sortaient de ma zone de confort.
Parce qu'une fois qu'on lance la machine et qu'on se dit qu'on ne va pas mourir si on a un refus, on se libère de ses propres limites et on voit qu'on en est capable.

Et en plus, vous serez encore plus fiers de vous si vous avez réussi quelque chose alors que vous aviez peur.
On a tous au moins une expérience marquante dans notre vie où on se disait qu'on en serait pas capable, on l'a fait, parfois on n'a pas eu le choix, et au final on a réussi ! Et là, est-ce que ce n'est pas l'une de vos plus belles réussites dont vous êtes le plus fiers ? Si hein...

  
J'oserai même dire que si vous avez peur c'est que vous êtes sur la bonne voie. Je ne dis pas que le chemin sera facile (loin de là) mais ce chemin vous emmènera peut-être sur un autre chemin, qui vous emmènera sur un autre... Pour arriver au final à un objectif qui n'a rien à voir avec celui du début mais où vous sentez que vous êtes encore plus heureux que ce que vous aviez imaginé avec votre objectif premier.




Et parce que, qui sait, pour ma part, peut-être que la déco n'est qu'un bout de chemin pour moi. Ça me donne d'autres idées plus ou moins reliées à la déco, mais auxquelles je n'aurai pas pensé si je n'avais pas monté ma boite.

Et j'ai aussi peur de mettre en place ses autres idées, c'est pourquoi j'ai encore plus envie de les tester. L'avenir nous dira si c'étaient de bonnes idées ou pas. Mais j'aurai toujours quelque chose à en tirer, que se soit en compétence, en expérience, ou peut-être en rencontre. Qui sait ?!





Bon sur ces sages paroles je vous souhaite une belle semaine et faites une petite action qui sort de votre zone de confort ! La machine sera lancée.

A lundi prochain !

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2 commentaire(s)

  1. C'est sûr que de devenir auto entrepreneur (euse) ou de créer une société sous un autre régime demande beaucoup de courage… et une certaine dose d'inconscience. Mais comment faire autrement ? J'ai crée moi-même mon propre journal, consacré à l'orientation scolaire, il y a dix ans environ. J'ai réussi à faire sept numéros avant de jeter l'éponge en raison d'un manque d'annonceurs et non pas d'abonnements. Un comble ! Mais quelle satisfaction d'avoir fait aboutir mon projet, mon rêve. Je ne regrette rien et surtout je sais que je l'ai fait. Une bretonne têtue !

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    1. Je dirais plutôt une bretonne persévérante ! Il faut au moins tester pour ne pas avoir de regret. Et même si ça n'a pas fonctionné je suis sûre que vous avez appris tellement grâce à cette expérience. Merci pour ce témoignage !

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